Dernières actualités

Journée Scientifique du GRIO

14 décembre 2017 — Catégories : Agenda, News — Auteur :

Depuis 1987, le GRIO organise chaque année une journée scientifique consacrée aux pathologies fragilisant le squelette. Cette année elle aura lieu le 19 janvier 2018 à l’Institut Pasteur et réunira plus de deux cents participants. Cette journée est également l’occasion de remettre un prix destiné à promouvoir la recherche dans le domaine des ostéopathies fragilisantes.Vous pourrez consulter le programme et le formulaire d’inscription ci-dessous.

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Plus d’informations : Site Grio.


Fugue chez les personnes âgées : la prévention comme remède

11 décembre 2017 — Catégories : Blog, News — Auteur :

 « Dans certaines maladies comme la maladie d’Alzheimer, les personnes âgées gardent un bon potentiel physique même à un stade avancé de la maladie ».  explique Sylvie Bonin-Guillaume « et c’est ce qui rend particulièrement complexe la prévention de la fugue chez ces patients ». Les fugues ont fait l’objet de peu d’études car restent encore un sujet tabou. Les données que Sylvie Bonin-Guillaume a pu recueillir et analyser grâce à une étude inédite ouvrent indéniablement des perspectives. En voici la synthèse, présentée lors des dernières Journées Annuelles de Gériatrie et de Gérontologie (JASFGG) à Paris, en novembre dernier.

Une étude[1] sur les fugues a été menée par la SDIS 13 dans les Bouches-du-Rhône, hors Marseille, bassin de population d’un million d’habitants. Sur 2 ans, 437 disparitions ont été recensées – 114 concernaient des personnes de plus de 60 ans soit 25%. Une fugue chaque semaine a été déplorée : les fugues à domicile représentaient 58%, 34% pour celles en Ehpad.

 

 Définition

Anxiété, culpabilité, c’est ainsi que les professionnels de santé ressentent la disparition d’un résident. Appelée ordinairement « fugue », il s’agit souvent chez ces patients de pertes de repères, spatio-temporels, qui conduisent la personne âgée à se perdre dans le premier cas ou à vouloir retourner chez elle dans le deuxième. La confusion entre déambulation et comportement moteur aberrant et le manque de définition précis sèment le trouble chez les professionnels de santé.

Autopsie des cas de fugue

Grâce au Service Départemental d’Incendie et de Secours, nous savons que 66% des interventions pompiers concernent le secours à la personne « potentiellement en danger de mort » en France. Sur 2 années et sur toute la région marseillaise, la recherche de personnes a demandé 5h20 de personnes et la mobilisation de 10 personnes soit l’équivalent de 2 temps plein (7556h).

Dans la majorité des cas, 6 véhicules ont été mobilisés. Dans 18% des cas, les recherches ont nécessité l’utilisation d’un hélicoptère, d’une caméra thermique et d’un drone. Dans 67% des cas, les personnes recherchées étaient des hommes.

Une étude rétrospective dans des EHPAD où une fugue avait eu lieu a permis de mieux cerner la typologie du sujet fugueur.

Le dilemme des professionnels de santé

Tout professionnel qui est confronté au risque de fugue se retrouve face à un dilemme, une souffrance même : il doit assurer la sécurité du résident tout en respectant sa liberté d’aller et venir. Et la jurisprudence est pauvre sur ce phénomène.

Lors de la fugue/disparition, l’équipe vit cette situation comme un échec, même si elle est consciente que la charge de travail ne permet pas une surveillance constante de chaque résidant, en plus de l’inquiétude suscitée par la disparition et ses conséquences l’anxiété et la culpabilité les rongent.

 Les mesures de sécurité actuelles

L’obligation de sécurité fait peser sur les personnels de soin et d’accompagnement la menace éventuelle de mise en danger d’autrui.

Dans son rapport, Jean–Marie Delarue expliquait : « En théorie, il n’existe en Ehpad ni obstacles à l’entrée, ni empêchement à la sortie. Mais en pratique de nombreux établissements sont fermés (…) La privation de liberté n’est pas ici de droit mais de fait ».

Les mesures de sécurité existent bel et bien : 85% des Ehpad ont mis en place un moyen limitant la liberté d’aller et venir : digicodes (65% des cas), contention ponctuelle (70%), des chambres fermées (2%), contention systématique (4%).

Un travail en amont, l’adoption de certains réflexes, l’anticipation comme l’appel aux pompiers plus rapide – et non pas 5 ou 6 heures après la constatation de la disparition – permettraient de prévenir et de réduire le phénomène d’errance des personnes âgées.

La grille ESCAPE :  vers une solution de prévention

Cette étude vise en premier lieu à appréhender le problème en amont par de la prévention.

Elle a ainsi débouché sur le projet ESCAPE qui a pour objectif d’une part la revalorisation du rôle du soignant et d’autre part la personnalisation de la prise en charge.

Ce projet s’articule autour d’une grille de repérage du risque de fugue.

Outil d’évaluation, il sera rempli par un soignant (médecin, IDE, AMP, psychologue, aide-soignant) lors d’une transmission et selon trois types de variable : liées au patient, à l’environnement et à l’entourage.

 

 

 

 

[1] Bonin-Guillaume S, Bautrant T, Steyer Y, Bourgoin M, Sydenham N, Marquet T. Le sujet âgé fugueur : un trouble du comportement aux conséquences sociétales multiples. Rev Ger 2010, 35 : 409-12.

 


La Fondation de France et la SFGG remettent le Prix Edouard et Lucie Chaffoteaux

28 novembre 2017 — Catégories : Blog, News — Auteur :

La Fondation Prix Edouard et Lucie Chaffoteaux, sous l’égide de la Fondation de France, et la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie, la SFGG, remettent aujourd’hui, mardi 28 novembre, 2e journée du Congrès médical JASFGG de la SFGG, trois prix dans le domaine des sciences médicales. C’est la 2e édition de ce prix.


LE PRIX EDOUARD ET LUCIE CHAFFOTEAUX
La Fondation Edouard et Lucie Chaffoteaux est une fondation abritée par la Fondation de France qui a été créée par legs en 1996. Dans son testament, M. Eugène Chaffoteaux a voulu honorer la mémoire de ses parents Edouard et Lucie en créant une fondation destinée à « couronner le résultat d’un travail (français ou étranger) ayant permis un progrès dans le domaine des sciences médicales de l’homme, et plus particulièrement dans le domaine de la gériatrie, et de la lutte contre le vieillissement ».

LE PALMARÈS 2017
Les trois scientifiques qui ont été récompensés par l’édition 2017 ont été sélectionnés par le conseil scientifique de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie constitué de 23 médecins et présidé par Olivier Guérin, Vice-Président de la SFGG.

  • Chaque lauréat recevra un prix de 15 000 euros.
  • Le prix sera versé à un organisme (privé, public, de recherche, hôpital, association, etc), et non au lauréat à titre personnel.


Guillaume ALBARET
Interne au CHU de Bordeaux
Pour une étude menée dans le laboratoire de microbiologie INSERM 1053 du Pr Lehours à Bordeaux : « Maladie dAlzheimer et infection à Helicobacter pylori : impact de l’inflammation gastrique sur l’inflammation cérébrale. »

Hélène VALLET
Chef de clinique en médecine – Service de Gériatrie – Hôpital de la Pitié Salpêtrière – Paris
Pour une étude réalisée en partenariat avec l’unité péri-opératoire gériatrique à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière : « Impact de l’inflammation sur la résilience après une fracture du col fémoral chez les personnes âgées ».

 

Margaux VIEILLARD
Assistance spécialiste en gériatrie
Pour son étude clinique menée dans deux structures gériatriques marseillaises : « l’appropriation de l’échelle ALGOPLUS par les soignants » (pour les patients âgés non communicants, vérifier la faisabilité d’une systématisation des évaluations par ALGOPLUS et étudier le ressenti des soignants sur ALGOPLUS).

 

CONTACTS
Fondation de France
Marie VANNIER / marie.vannier@fdf.org / 01 44 21 31 65

SFGG
Jean-Pierre AQUINO / aquino@sfgg.org  / 01 45 72 04 99

 

 


Bien vieillir : il faut s’y prendre jeune

27 novembre 2017 — Catégories : Blog, News — Auteur :

Sandrine Andrieu, présidente de la SFGG, a lancé ce lundi 27 novembre la 37e édition des Journées Annuelles de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie par un discours inaugural axé sur la prévention. L’occasion pour la SFGG de sensibiliser aux défis liés au vieillissement de la population et de l’urgence de consolider la place du médecin-gériatre dans les parcours de santé. Un message auquel la Ministre Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, attendue mercredi matin, ne saura rester insensible.

 

Affluence record pour ce congrès qui est devenu l’un des rassemblements médicaux les plus attendus et fréquentés : 1500 gériatres et gérontologues ont fait le déplacement de toute la France pour venir échanger sur cette spécialité qui prône la prise en charge globale des patients. Experts des maladies liées au vieillissement, ces professionnels de santé ont cette volonté commune d’améliorer leurs connaissances vis-à-vis de l’état de santé des personnes âgées : maladie d’Alzheimer, onco-gériatrie, nutrition, évaluation de la fragilité du sujet âgé, de nombreux thèmes sont à l’honneur de ces journées.

En réponse à l’exceptionnel accroissement de la longévité, il est aujourd’hui devenu inévitable de prévenir le vieillissement pathologique des personnes à partir de 50 ans. 300 millions de personnes sont dépendantes dans le monde.  « Si on ne fait rien il y en aura 600 millions en 2040. » Ces actions de prévention permettraient aussi bien d’anticiper le stade de la dépendance que de favoriser le vieillissement des personnes en bonne santé :  « Vieillir, ça ne veut pas dire ne pas avoir de maladies, ça veut dire rester autonome le plus longtemps possible. » indique le professeur Olivier Guérin.

Détecter plus vite et plus tôt les signes annonciateurs des maladies liées au vieillissement, tel est bien le nouvel élan que souhaite insuffler la SFGG dans une dynamique préventive.

 

Cette première journée a également été l’occasion de dévoiler les résultats de l’enquête Pugg 2017. Outil de recueil de données scientifiques initiée par la SFGG il y a 10 ans, l’enquête Pugg s’est intéressée cette année à l’épidémie de grippe de l’année 2016-2017 particulièrement meurtrière auprès des personnes âgées. Selon Santé Publique France, un excès de décès avoisinant 14 000 personnes aurait été dénombré l’hiver dernier ainsi qu’une multiplication par 3 du nombre d’hospitalisation des + 75 ans. Les données des 42 centres hospitaliers et 183 Ehpad qui ont répondu à l’enquête PUGG ont permis de tirer plusieurs enseignements :

  • une prévention particulièrement mal organisée
  • un taux de vaccination particulièrement bas chez les personnes âgées et surtout les personnels soignants
  • ¼ des grippes sont d’origine nosocomiale
  • une mauvaise utilisation des traitements anti-grippaux

 

« Aujourd’hui la grippe tue plus qu’un infarctus » regrette le Pr Gaetan Gavazzi, en charge de l’enquête. Ces données soulignent l’urgence et la nécessité d’un plan national d’évaluation de l’impact de la grippe dans la population âgée et d’une campagne de vaccination à l’échelle nationale.

 


Journées Annuelles de la SFGG : une 37e édition sous le signe de l’innovation

1 novembre 2017 — Catégories : Blog, News — Auteur :

Les Journées Annuelles de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie incarnent notre plus belle réussite. La 37e édition du congrès, qui se déroulera du 27 au 29 novembre prochain au Centre de Congrès Paris Marriott, sera, comme chaque année, le porte-parole autorisé et privilégié des adhérents de la SFGG ainsi qu’un moment de grande convivialité appréciée par notre communauté. Véritable vecteur du développement de notre discipline en forte croissance – la création du DES (Diplôme d’études spécialisées) de gériatrie, le développement des politiques de prévention et des outils numériques en santé en témoignent-, il créée des synergies par le partage des résultats des travaux conduits par les participants.

Deux moments forts viendront ponctuer notre congrès :

Nous aurons l’honneur d’accueillir Mme la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, qui, en guise d’ouverture du congrès, se prêtera à un dialogue avec les professionnels gériatres. L’occasion de faire le point sur la place du vieillissement dans les politiques publiques, de la prévention et des technologies dans le secteur médical.

 

L’autre moment fort sera le dévoilement des résultats de l’enquête des Pratiques et Usages en Gériatrie et en Gérontologie (PUGG) sur la grippe que nous avons menée auprès des professionnels de santé, des Ehpad et des membres de la SFGG. Outil puissant d’une recherche action, cette enquête posera un regard scientifique inédit sur les conséquences de l’épidémie de grippe 2016-107 sur les personnes âgées. Ces données médicales sont infiniment précieuses et permettront de nourrir la recherche et les politiques à venir en matière de santé.

Programme, inscriptions et informations pratiques : www.jasfgg2017.com