Diaporamas de la session Gérontologie Scientifique des Journées Annuelles 2015 de la SFGG

9 novembre 2015 — Catégories : Blog — Auteur :

Les diaporamas des orateurs ayant accepté la diffusion de leur présentation est disponible. Consultez le programme ci-dessous.

Session 1 – Quoi de neuf en gérontologie ? 

 

Session 2 – Sexualité et personnes âgées

  • Intervention de Philippe KEMPENEERS : Le point du vue du psychologue, sexologue – Diaporama Philippe KEMPENEERS
  • Intervention de Lorraine ORY : Etude sociologique et psychologique sur la sexualité en EHPAD – Diaporama Lorraine ORY
  • Intervention de Karine LEFEUVRE : Le point de vue du juriste

 

Session 3 – Biologie-épidémiologie – La fragilité : de la cellule à la population

  • Intervention de Marie HERR : Le concept de fragilité en épidémiologie – Diaporama Marie HERR
  • Intervention de Yves ROLLAND : Le concept de fragilité en clinique
  • Intervention de Simon TOUPANCE : Le concept de fragilité en biologie

 

Session 4 – Adaptation des territoires au vieillissement

  • Intervention de Pierre-Marie CHAPON : Des pratiques territoriales des aînés à la constitution de territoires à haute qualité du vieillissement
  • Intervention de Mickael BLANCHET : Entre adaptation et inadaptation territoriales des politiques de la vieillesse – Diaporama Mickael BLANCHET
  • Intervention de Angélique PHILIPONA : La DATEL, un outil de construction d’une politique prospective d’accompagnement de la société au vieillissement – Diaporama Angélique PHILIPONA

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Bilan et perspectives de la journée Gérontologie Scientifique du 26 novembre 2014

6 janvier 2015 — Catégories : Blog — Auteur :

La 1ère session Gérontologie Scientifique des Journées Annuelles 2014 a été un succès ! Nous remercions les intervenants et participants qui ont contribué à ce succès et vous proposons un bilan de cette journée que nous espérons reconduire en 2015 !

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Diaporamas de la session Gérontologie Scientifique des Journées Annuelles 2014 de la SFGG

6 janvier 2015 — Catégories : Blog — Auteur :

Les diaporamas des orateurs ayant accepté la diffusion de leur présentation est disponible. Consultez le programme ci-dessous.

Session 1 – Les aidants 

  • Intervention de Marie-Eve JOEL : Aspects économiques de l’aide et des aidants
  • Intervention de Claude JEANDEL : Mise en place de structures innovantes en gériatrie dédiées aux aidants
  • Intervention d’Alain BERARD et de Natacha NGATCHA-RIBERT : Evolution des formules de répit et prise en considération des diversités – Diaporama Alain BREARD et Laetitia NGATCHA-RIBERT
  • Intervention de Marie-Christine GELY NARGEOT : Aide aux aidants : la question est-elle bien posée ?

 

Session 2 – Vieillir en Santé dans la Cité : les stratégies sur l’environnement et les modes de vie en question

  • Intervention de Thibauld MOUALERT : Vieillissement actif et en santé : perspectives internationales sur un référentiel de politiques publiques – Diaporama Thibauld MOULAERT
  • Intervention de Jean-Philippe VIRIOT DURANDAL : Le rôle des SHS dans la construction d’un approche intégrative du vieillissement
  • Intervention de William GASPARINI et de Sandrine KOBE : Faut-il prescrire une activité physique pour mieux vieillir ? – Diaporama William GASPARINI et Sandrine KNOBE

 

Session 3 – La longévité : enjeux et défis pour demain

  • Intervention de Jean-Marie ROBINE : La longévité : avancées démographiques – Diaporama Jean-Marie ROBINE
  • Intervention d’Athanase BENETOS : La longévité : facteurs endogènes : apport des télomères
  • Intervention de Jean-François DARTIGUES : La longévité : facteurs environnementaux – Diaporama Jean-François DARTIGUES

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Interview de Thibauld Moulaert – Journée gérontologie scientifique JASFGG – « Vieillissement actif et en santé : perspectives internationales sur un référentiel de politiques publiques » (session « Vieillir en Santé dans la Cité : les stratégies sur l’environnement et les modes de vie en question »

21 novembre 2014 — Catégories : Blog — Auteur :

Thibauld MoulaertRetrouvez l’interview de Thibauld Moulaert dans laquelle il présente son intervention intitulée « Vieillissement actif et en santé : perspectives internationales sur un référentiel de politiques publiques » (session « Vieillir en santé dans la cité : les stratégies sur l’environnement et les modes de vie en question », mercredi 26 novembre 2014, 11h-12h30).

Monsieur Thibauld Moulaert est sociologue et coordinateur scientifique du Programme d’Etude International sur le vieillissement (PEIV, REIACTIS), il est professeur invité HEPN (Namur, Belgique) et professeur associé à l’Université de Sherbrooke (Canada).

 

– Pouvez-vous présenter vos travaux?

Après avoir terminé une thèse de sociologie sur la manière dont l’action publique en matière de fins de carrière était traversée par des processus de responsabilisation de l’individu à partir de la notion de « vieillissement actif en emploi »[1], j’ai poursuivi l’étude de ce mot, « vieillissement actif », à travers sa production sur la scène internationale par de grandes institutions comme l’OCDE ou l’OMS. C’est là que j’ai peu à peu découvert que non seulement ce terme pouvait avoir des significations et des implications pour l’individu assez différentes, mais aussi que c’était mon regard de chercheur qui devait être questionné. Ainsi, durant mon post-doctorat au Fonds National de la Recherche Scientifique belge, j’ai démontré deux choses avec mon collègue Jean-Philippe Viriot Durandal. Tout d’abord, que l’OMS d’un côté et l’OCDE de l’autre représentaient deux espaces de production / promotion distincts du « vieillissement actif » (ou plus exactement du « active ageing » en raison de la dominante anglophone dans cet espace international), les instances européennes naviguant entre ceux-ci. Ensuite, que les espaces de la production scientifique francophone et anglophone étaient également opposés quant à la perception de ce terme : pour les chercheurs francophones (voir pour les chercheurs français), le « vieillissement actif » renvoyait très majoritairement aux questions d’emploi, dans près de 7 cas sur 10, tandis que dans l’ensemble des articles anglophones identifiés, à peine 2 articles sur 10 s’y rapportaient ! Pour sortir de cette monofocalisation, dans laquelle j’étais situé, j’ai décidé de suivre une traduction particulière du « vieillissement actif » en étudiant son usage au cœur des « villes et communautés amies des aînés ». Ce programme de l’OMS a fait ses premiers pas en 2005-2007 et s’est aujourd’hui répandu à travers le monde, le Québec étant fréquemment cité comme un modèle.

 

– Quels sont les principaux enseignements issus de vos recherches et des sujets que vous abordez?

Si je me limite aux « villes et communautés amies des aînés », je tirerais trois enseignements ; premièrement, je constate que le thème est peu étudié dans l’espace de la recherche française, voir francophone (mis à part au Québec). C’est comme si les chercheurs n’avaient pas totalement[2] saisi l’intérêt de travailler, en dialogue avec les acteurs locaux (élus politiques, acteurs de la société civile, aînés et représentants d’aînés), sur l’environnement social et bâti et sur la manière dont on prend en compte, ou pas, la « voix des aînés » dans la gestion territoriale locale. C’est un axe que nous avons voulu développer, au sein du Programme d’Étude Internationalsur le Vieillissement (PEIV) du REIACTIS avec Jean-Philippe Viriot Durandal et Marion Scheider, ce travail étant soutenu par la CARSAT Bourgogne Franche Comté ainsi que d’autres partenaires tels que la MSA Bourgogne ou Malakoff Médéric.

Deuxièmement, à travers les « villes et communautés amies des aînés », on voit l’importance de l’intermédiation de certains acteurs. Par exemple, en Belgique, nous avons observé la place centrale jouée par des agents communaux pour littéralement porter les projets dans un programme « villes et communautés amies des aînés » et ainsi concrétiser, pragmatiquement, une autre traduction possible du « vieillissement actif » (c’est-à-dire une vision plus proche de la promotion de la citoyenneté que la centration sur « l’emploi des seniors »). Ainsi, et c’est mon troisième point, c’est véritablement le regard que le chercheur pose sur l’objet qui peut générer de nouvelles connaissances. À condition aussi d’être dans un dialogue respectueux et réciproque (dialogue qui peut bien sûr être un enjeu de négociations et de tensions) avec les acteurs qui participent aux « villes amies des aînés ». C’est ce qu’on observe dans une série de lieux qui ont porté loin leurs démarches (je pense à la ville de New York ou, plus généralement, à la longue expérience du Québec avec des chercheurs comme Suzanne Garon ou Marie Beaulieu qui furent initiatrices du projet dès 2007).

 

– En quoi vos travaux peuvent-ils amener des préconisations pour améliorer le sort des personnes âgées ?

En tant que sociologue, c’est toujours compliqué de répondre à une telle question… Du moins, quand je me trouve en France ou en Belgique ! À force de fréquenter différents horizons, différents types d’acteurs ou différentes disciplines (travail social, gérontologie, psychologie, etc.), je pense aujourd’hui qu’il est possible – voir nécessaire – pour un chercheur en sociologie non seulement de maintenir une activité de réflexion critique disciplinaire (c’est la place du contrôle par les pairs), mais également d’être en dialogue avec l’acteur public, avec la société civile, non pas pour dire ce qu’il devrait faire, mais pour réfléchir, à ses côtés, en indiquant une série de voies possibles. Par exemple, si je prends le cas des « villes et communautés amies des aînés », je dirais que c’est un tournant non seulement pour l’action publique (dans le sens d’une action publique plus en dialogue avec le niveau local, ceci incluant non seulement les professionnels ou les élus, mais aussi et surtout les aînés à travers leur participation aux processus de réflexion et d’action), mais aussi pour la recherche sur le vieillissement (c’est se déplacer d’une centration sur l’individu, vers une articulation plus forte entre l’individu et l’environnement). Pour « améliorer le sort des personnes âgées », peut-être pourrions-nous commencer par les considérer comme des citoyens à part entière plutôt que de les enfermer trop vite dans les cases que nous construisons à travers nos disciplines scientifiques, notre système socio-sanitaire et administratif ou nos représentations, quand il ne s’agit pas de les considérer, sans le dire, comme de nouveaux clients ou consommateurs ! Ce serait la meilleure preuve d’une compréhension plus fine du référentiel du « vieillissement actif », la preuve que « vieillir en santé dans la cité » est une occasion à saisir et que le dialogue pluridisciplinaire peut porter du fruit.



[1] Thèse publiée ultérieurement : Gouverner les fins de carrière à distance. Outplacement et vieillissement actif en emploi, 2012, Bruxelles, Peter Lang.

[2] Certains chercheurs ont néanmoins identifié cet enjeu : Viriot Durandal J.-P., Pihet C., & Chapon P.-M., 2012,Les défis territoriaux face au vieillissement, Paris: La Documentation française.

 

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Interview de William Gasparini et Sandrine Knobé – Journée gérontologie scientifique JASFGG – Session « Faut-il prescrire une activité physique pour mieux vieillir ? » (session « Vieillir en Santé dans la Cité : les stratégies sur l’environnement et les modes de vie en question »

14 novembre 2014 — Catégories : Blog — Auteur :

Retrouvez ici l’interview de William Gasparini et Sandrine Knobé dans laquelle ils présentent  leur intervention intitulée « Faut-il prescrire une activité physique pour mieux vieillir ? » (session « Vieillir en Santé dans la Cité : les stratégies sur l’environnement et les modes de vie en question », mercredi 26 novembre, de 11h à 12h30).

William GaspariniWilliam Gasparini est Professeur des universités, doyen de la Faculté des sciences du sport et directeur adjoint de l’École doctorale en SHS de Strasbourg. Titulaire d’une Agrégation d’EPS, d’un doctorat de sociologie et d’une Habilitation à Diriger des Recherches en sociologie, il poursuit ses recherches au sein du laboratoire « Sport et sciences sociales » et de l’Institut d’Études Avancées de l’Université de Strasbourg (USIAS) dans de nombreux domaines liés au sport tels que l’intégration, les discriminations, les politiques territoriales et européennes, le travail ou encore la santé.

Gasparini W., Vieille-Marchiset G. (2008), Le sport dans les quartiers, Paris, PUF.

Gasparini W. (Dir.) (2008), L’intégration par le sport ?, revue Sociétés contemporaines (Presses de Sciences Po), n°69.

 

 

Sandrine KnobéSandrine Knobé est sociologue, ingénieure de recherche en sciences humaines et sociales à l’Université de Strasbourg au sein de l’unité de recherche « Sport et Sciences Sociales » (E3S). Elle mène des recherches en sociologie du sport et de la santé, plus particulièrement sur les thématiques des usages sociaux des pratiques sportives, de l’insertion professionnelle des étudiants diplômés en sciences du sport et des programmes de promotion de la santé par les activités physiques.

Knobé S. (2010), « À propos des collectifs d’usagers de la santé en France au 20ème siècle », Journal of global health promotion, vol.17, n°3, p.85-88.

Knobé S., Gasparini W. (2014), « Le corps en mouvement sur prescription médicale », L’Observatoire, n°80, p.14-16.

 

Vous avez mis en place à Strasbourg de manière expérimentale un programme de prescription médicale d’activité. Quels sont les objectifs de ce dispositif? Quel est le rôle des SHS dans ce dispositif ? Et quels sont les apports des SHS par rapport à ce type d’initiative ?

Depuis fin 2012, la Ville de Strasbourg expérimente une nouvelle action de santé publique et d’incitation à l’activité physique et/ou sportive en faveur de personnes touchées par certaines maladies chroniques (obésité, diabète de type II, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires stabilisées) intitulée « sport/santé sur ordonnance » (SSSO). Conduit par l’action volontariste de l’adjoint municipal chargé de la santé dans le cadre du Contrat Local de Santé de Strasbourg, en lien avec un réseau de médecins généralistes et d’associations partenaires, le dispositif « SSSO » s’inscrit dans le contexte national d’actions publiques favorables à la prescription médicale d’activité physique. L’objectif du dispositif est d’inciter des patients atteints de maladies chroniques à s’engager ou se réengager dans un style de vie actif.

Encadrée par des chercheurs du laboratoire Sport et sciences sociales de l’Université de Strasbourg et financée par l’Agence régionale de santé d’Alsace, une enquête sociologique visait à mettre en lumière les effets de ce dispositif sur certains aspects de la santé et de la qualité de vie des patients. Les résultats de l’enquête permettent tout à la fois de comprendre comment des personnes atteintes de maladies chroniques identifiées et stabilisées « entrent » dans une activité physique et/ou sportive et de saisir comment cette activité peut contribuer à faire évoluer la trajectoire de vie de ces malades.

 

Quelles sont les forces et les limites de la prescription médicale d’activités sportives selon vous ?

L’enquête démontre que l’action locale de santé publique constitue une « offre » pour une population sédentaire qui saisit cette opportunité pour se mettre ou se remettre à l’activité physique.

L’état de bien-être ressenti crée les conditions d’une bifurcation de carrière de malade chronique par la mise (ou remise) à l’activité physique. Mais les résultats invitent aussi à la prudence du fait de leur circonscription dans un laps de temps court. Mis en exergue dans plusieurs études, l’impact à long terme des actions de promotion des activités physiques sur les pratiques des populations ciblées reste à vérifier à travers des études longitudinales. Généralement, les plus enclins à poursuivre l’activité malgré des changements dans leur parcours de vie sont celles et ceux qui ont été socialisés à l’activité physique et/ou sportive avant leur entrée dans le dispositif (et qui possèdent de ce fait des dispositions à la pratique).

Quels enseignements tirez-vous de votre recherche ? Est-ce que les initiatives développées à Strasbourg sont duplicables sur d’autres territoires ?

Basée sur une approche qualitative, l’enquête permet ainsi de comprendre la pratique physique vécue par les patients, leur perception de l’activité et du dispositif. Mais elle contribue aussi à croiser les parcours de vie et les conditions sociales d’existence avec les « carrières » de malade. C’est en ce sens que l’analyse met en lumière, par la logique de la preuve, le poids des déterminants socio-économiques et territoriaux sur la santé des patients étudiés et leur rapport à l’activité physique. L’enquête révèle ainsi une population précarisée et vulnérable que les politiques publiques de prévention (tant sportives que sanitaires) ont généralement du mal à toucher.

Si toutes les conditions sont réunies (volonté politique de la municipalité, contrat local de santé intégrant la prescription médicale d’activités physiques, présence d’un réseau de médecins généralistes volontaristes et d’associations partenaires engagées dans le sport-santé, …), l’initiative SSSO strasbourgeoise peut être reproduite sur d’autres territoires, sous réserve qu’elle s’accompagne d’une évaluation tant sociologique que médicale.

 

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Interview de Dominique Somme – Journée gérontologie scientifique JASFGG – Session « Expérience de la recherche interdisciplinaire pour la décision publique : retours sur l’expérience PRISMA France »

3 novembre 2014 — Catégories : Blog — Auteur :

Dominique SOMMERetrouvez l’interview de Monsieur Dominique Somme dans laquelle il présente la session : « Expérience de la recherche interdisciplinaire pour la décision publique : retours sur l’expérience PRISMA France suivi de la phase expérimentale des « Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer » (MAIA) lors de la journée gérontologique scientifique, le 26 novembre 2014, de 16h30 à 18h (JASFGG 2014).

Monsieur Dominique Somme est gériatre professeur à la faculté de médecine de l’université Rennes 1 et chef du service de médecine gériatrique au CHU de Rennes. Ses axes de recherche sont principalement marqués par l’ancrage en santé publique notamment dans les politiques publiques. Ses travaux portent sur l’organisation des soins et du système de réponse à la perte d’autonomie à domicile en France. Il a notamment été très investi dans le déploiement du plan national Alzheimer 2008-2012.

Monsieur Dominique Somme a invité les personnes suivantes à témoigner et à dialoguer durant cette session :

  • Hélène Trouvé, PhD, Chef de projet du Groupement de recherche « Longévité et Vieillissements » Unité de Recherche sur le Vieillissement, Direction Statistiques, Prospective et Recherche, Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, Paris, France
  • Frédéric Balard, PhD, Maitre de conférences Université de Lorraine, Nancy, France
  • Catherine Périsset, MBA ; Equipe nationale MAIA, Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, Paris, France
  • Yves Couturier, M.s.s., Ph.D. Chercheur titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les pratiques professionnelles d’intégration de services en gérontologie, Centre de recherche sur le vieillissement, Centre de santé et des services sociaux-Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke 1036, rue Belvédère Sud, Sherbrooke, Québec, Canada

 

Pouvez-vous présenter en quelques mots la session « Expérience de la recherche interdisciplinaire pour la décision publique : retours sur l’expérience PRISMA France suivi de la phase expérimentale des MAIA » ?

La table ronde que nous proposons reviendra sur le vécu de différents acteurs durant l’expérimentation nationale intitulée « Projet et Recherches sur l’Intégration pour le Maintien de l’Autonomie en France » (PRISMA France) et sa déclinaison dans une politique nationale dans le cadre de la mesure 4 du Plan National Alzheimer 2008-2012 des « Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des Malades Alzheimer » (MAIA, dont l’acronyme est susceptible de ne plus signifier les mêmes termes dans un avenir proche).

A partir de ces expériences concrètes et donc de témoignages ancrés dans un vécu réel, l’objectif est de mettre en lumière les facteurs qui ont permis la mise en place d’une recherche interdisciplinaire soutenue et intense et son impact dans l’espace de la décision publique. La persistance de cet éventuel impact sera également questionnée et analysée pour permettre de mettre en évidence les fragilités éventuelles de la démarche. Les obstacles à la pratique de l’interdisciplinarité mais aussi de la diffusion des savoirs ainsi mobilisés, que ce soit dans le monde scientifique ou dans le monde de la décision publique, seront également discutés.

 

1. Pouvez-vous présenter brièvement les raisons pour lesquelles vous avez décidé de consacrer une session sur l’expérience de la recherche interdisciplinaire pour la décision publique?

Il est classique de constater que la décision publique en France dépend plus d’un jeu d’acteur, des décisions prises antérieurement (path dependency) et du jeu politique voire des opportunités ou à l’opinion publique mais rarement des résultats de recherche. Le statut de chercheur est assez souvent instrumentalisé pour permettre de justifier souvent a posteriori une décision déjà prise. Les sciences médicales sont particulièrement sujettes à cette instrumentalisation. Quant aux sciences humaines et sociales, elles sont plus volontiers délibérément ignorées car jugées trop complexes ou étiquetées comme étant « loin du terrain » au motif que les chercheurs sont assez rarement dans le même temps des praticiens (ce qui les différencie des chercheurs en sciences médicales). En revanche, la co-construction des savoirs par l’interdisciplinarité est assez rare et n’a que peu souvent été étudiée comme une modalité de dialogue avec les acteurs de la décision publique. Un programme de recherche original qui s’est déroulé entre 2005 et 2009 intitulé PRISMA France donnait l’occasion à distance des résultats et de leur usage de s’interroger sur les conditions et les conséquences de cette co-construction.

 

2. Pouvez-vous présenter les raisons qui vous ont amené à inviter des personnalités si différentes comme Hélène Trouvé, Frédéric Balard, Catherine Périsset et Yves Couturier?

C’est très simple, ils ont tous été impliqués à des dates différentes et dans des rôles très contrastés dans le programme PRISMA France et proviennent tous de champs disciplinaires différents. Hélène Trouvé est docteur en économie, Frédéric Balard est docteur en anthropologie, Catherine Périsset est titulaire d’un MBA (Master of Business Administration), et Yves Couturier est docteur en sciences sociales au Québec. L’aspect international du programme PRISMA France offre d’ailleurs l’opportunité d’interroger les différences dans les différentes configurations de disciplines en France et au Québec.

 

3. Quels sont selon vous les apports des SHS sur la question concernant la recherche interdisciplinaire et la décision publique?

Les SHS sont indispensables pour comprendre les conditions d’émergence de la co-construction du savoir et de la relation entre ce savoir et la décision publique.

 

 

 

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Interview de Marie-Christine Gely-Nargeot et Federico Palermiti – Journée gérontologie scientifique JASFGG – Session « Les aidants »

3 novembre 2014 — Catégories : Blog — Auteur :

Marie-Christine GELY-NARGEOTFederico PALERMITIRetrouvez l’interview de Marie-Christine Gely-Nargeot et Federico Palermiti dans laquelle ils présentent la session intitulée « Les aidants » lors de la journée gérontologique scientifique, le 26 novembre 2014, de 9h à 10h30 (JASFGG 2014)

Madame Marie-Christine Gély-Nargeot est Psychologue et Professeure de psychopathologie et de neuropsychologie du Vieillissement à l’Université de Montpellier 3. Monsieur Federico Palermiti est juriste et travaille en tant que chargé de mission à l’Association Monégasque pour la recherche sur la Maladie d’Alzheimer (AMPA, Monaco). Il est membre de l’Association Alzheimer Europe et coordinateur de la Mediterranean Alzheimer Alliance. Il est également membre du comité scientifique de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA) et de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG).

 

1. Pouvez-vous présenter brièvement les raisons pour lesquelles vous avez décidé de consacrer une session aux aidants ?

La session sur les aidants a pour objectif d’illustrer l’un des grands défis pluridisciplinaires contemporains face à la dépendance des personnes âgées. Elle se focalise sur les aidants, placés au cœur du dispositif de la prise en charge de leurs proches âgés dépendants. Les travaux antérieurs ont insisté sur la lourdeur de la tâche d’aide pour celui qui la dispense et combien il est nécessaire de les assister dans cette mission moderne. Toutefois, actuellement, la perspective d’aide s’envisage comme une expérience significative, voire une source de gratification pour l’aidant. Le décalage entre ces deux visions de l’aide ouvre l’espace de diverses réflexions éthiques, économiques mais aussi politiques. L’avancée des connaissances et des pratiques modifie ainsi constamment le regard que nous portons sur la problématique de l’aide. En retour, l’aide conduit à nous interroger sur nos conceptions mais aussi à reconsidérer nos approches de la dépendance. Les aidants sont au cœur d’une problématique contemporaine, évolutive, complexe, encore parfois méconnue par certains de ces aspects (i.e. économique). Voilà pourquoi nous avons souhaité y consacrer une session.
2. Pouvez-vous présenter les raisons qui vous ont amené à inviter des personnalités si différentes comme Marie-Eve Joël, Claude Jeandel,  Alain Bérard, Laëtitia NGatcha-Ribert ? Il faut savoir que vous-mêmes, Marie-Christine Gély-Nargeot, intervenez aussi à cette session.

Chacune de ces personnalités invitées est hautement reconnue par ses pairs dans son domaine singulier d’expertise. Votre question renvoie donc à interroger les raisons qui justifient d’envisager cette session selon un abord pluridisciplinaire (économie, gériatrie, sociologie, psychologie…). La thématique des aidants, du fait de sa complexité, ne peut être abordée par une seule de ces dimensions, elle se doit d’être contextualisée dans le carrefour des sciences biomédicales et des sciences humaines et sociales. Cependant, rares sont les lieux qui privilégient les échanges, les articulations, ou mieux facilitent la convergence de leurs apports. Cette session s’inscrit dans le souci d’une réelle conception intégrative, transdisciplinaire (au delà du pluridisciplinaire) de l’aidant. Cette démarche unifiante replace ainsi l’aidant dans sa valeur intrinsèque.


3. Quels sont selon vous les apports des SHS sur la question concernant l’étude des aidants ?

Le progrès des connaissances est essentiel pour répondre aux questions portées par l’homme et la société et mieux en comprendre les évolutions. Les SHS fournissent des outils, des méthodes qui leurs sont propres, de plus, dans leur dimension réflexive et critique, elles autorisent de nouveaux regards sur des connaissances considérées acquises. Concernant l’étude des aidants, elles sont à ce titre essentielles et occupent un rôle fondamental (dans les différentes acceptions du terme) pour :

  • Contribuer à la compréhension de phénomènes particuliers (i.e. la réticence des aidants à recourir aux services d’aide, via l’analyse psychologique de leur vécu ; la stigmatisation de l’aidant via l’analyse sociologique des représentations sociales ; …)
  • Faciliter des adaptations (i.e. changer le regard de la société et des politiques ; promouvoir de nouvelles mesures s’adaptant au polymorphisme de la demande ; …)
  • Accompagner des changements (i.e. consolider les droits des aidants encore en activité professionnelle ; …)
  • Donner lieu à des développements (i.e. décloisonnement des disciplines pour des réponses innovantes et davantage adaptées ; évolution de l’impact économique de l’offre de soins ; …)

Bref, les SHS ont à dire, elles devraient être davantage sollicitées, notamment par les pouvoirs publics.

 


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Journée Gérontologique Scientifique – Mercredi 26 novembre de 9h à 18h

6 octobre 2014 — Catégories : Blog — Auteur :

Journée Gérontologique Scientifique de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) : « Regards croisés sur le vieillissement, 4 grands défis pluridisciplinaires : 

Aide aux aidants, Vieillir en santé dans la cité, Longévité et Expérience interdisciplinaire pour la décision publique »

Mercredi 26 novembre, 9h – 18h 

 

Les travaux du Collège SHS de la SFGG

1. Contexte et  Enjeux

Le Collège des Sciences Humaines et Sociales (SHS) de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) réunit des experts de différentes disciplines des SHS et a pour mission d’œuvrer au dialogue interdisciplinaire dans une vision moderne de la gérontologie contemporaine. A cette fin, le Collège a initié deux nouveaux axes de travail depuis 2 ans :

Le premier porte sur un Livre Blanc à propos de l’avenir des SHS et de l’interdisciplinarité dans le domaine des connaissances sur le champ du vieillissement. Autant de questions qui ont été abordées dans le cadre de la journée « Vieillir demain : les défis de la connaissance pour les Sciences Humaines et Sociales » organisée par le Collège SHS, le 24 mars, au Ministère des Affaires sociales et de la santé (Salle Pierre Laroque).

Les débats initiés lors de cette journée ont constitué un temps fort dans la réflexion sur l’avenir des SHS dans le domaine du vieillissement en France et se sont inscrits pleinement dans les débats actuels sur l’adaptation de la société française au vieillissement. Au-delà des interventions des responsables de groupes, des acteurs du secteur gérontologique sont entrés en débat et ont apporté leurs témoignages en tant que chercheurs (jeunes chercheurs, chercheurs confirmés pilotant des projets de pôles régionaux, chercheurs internationaux), financeurs (Fondation, pouvoirs publics,…) ou enseignants. A l’issue de chaque session, rassemblant au total 23 intervenants, un temps d’échange a été mis en place avec l’auditoire composé de plus de 180 participants issus de milieux différents : les milieux universitaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (chercheurs, enseignants du supérieur, doctorants, post doctorants, étudiants, …), Organismes publics de recherche (INED, INSERM, …), Agence Nationale de la Recherche (ANR), Ministères (Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, Ministère de la Solidarité et de la Santé, Ministère de la Justice, DREES). Mais ceux aussi du secteur sanitaire et social comme les Agences (ANESM, INPES, …), les Organismes sociaux et organismes de prévoyance (CNSA, CNAV, AGIRC ARRCO, …), ainsi que d’autres acteurs du secteur gérontologique comme les Fondations (Médéric Alzheimer, Malakoff Médéric, …), les Associations (REIACTIS, Association Marocaine Alzheimer et Maladies Apparentées, Association Monégasque pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer (AMPA), …), les Représentants de la société civile (FNAR, CNRPA, FIAPA, CLEIRPA, ALMA France, …), et les Professionnels (médecins, gériatres, chargés de mission, CLIC, EHPAD, SSIAD, MAIA, …). C’est également à ces publics que s’adresse le deuxième projet développé par le collège cette année.

Les JASFGG 2014, et plus particulièrement l’une des interventions dans le cadre de la session « Quoi de neuf en gérontologie » du mardi 25 novembre (de 8h45 à 10h) sera l’occasion de livrer les conclusions partielles des travaux avant la publication du Livre Blanc.

Le second projet consiste à organiser une journée de rencontre SHS lors des JASFGG dédiée spécifiquement aux SHS et à la rencontre avec les autres disciplines.

Le Collège SHS propose cette année une série de réflexions sur les questions qui animent actuellement la société française et bon nombre d’autres pays développés autour des problématiques de vieillissement, tant sur le volet de la longévité en santé que sur ceux de la perte d’autonomie comme défi essentiel pour les politiques publiques, pour les organisation et pour les familles. Dans tous ces domaines, les SHS apportent des contributions majeures dans la connaissance des réponses que les sociétés contemporaines pourront apporter aux défis du vieillissement.

 

Ouvrir le débat

Afin de mieux comprendre les enjeux liés à la journée, nous vous donnons rendez-vous dès aujourd’hui sur le blog du collègue SHS, où vous trouverez les interviews des modérateurs des débats qui vous présenteront les sessions (http://www.sfgg.fr/blog).

 

PROGRAMME DE LA JOURNEE GERONTOLOGIQUE SCIENTIFIQUE : « Regards croisés sur le vieillissement »

09h00-10h30 – Session 1 – Les aidants 

Modérateurs : Marie-Christine GELY-NARGEOT (Montpellier), Federico PALERMITI (Monaco)

  • Marie-Eve JOEL (Paris) : Aspects économiques de l’aide et des aidants
  • Claude JEANDEL (Montpellier) : Mise en place de structures innovantes en gériatrie dédiées aux aidants
  • Alain BERARD et Natacha NGATCHA-RIBERT (Paris) : Evolution des formules de répit et prise en considération des diversités
  • Marie-Christine GELY NARGEOT (Montpellier) : Aide aux aidants : la question est-elle bien posée ?

11h00-12h30 – Session 2 – Vieillir en Santé dans la Cité : les stratégies sur l’environnement et les modes de vie en question

Modérateurs : Jean-Pierre AQUINO (Versailles), Jean-Philippe VIRIOT DURANDAL (Université de Lorraine)

  • Thibauld MOUALERT (Belgique) : Vieillissement actif et en santé : perspectives internationales sur un référentiel de politiques publiques
  • Jean-Philippe VIRIOT DURANDAL (Université de Lorraine) : Le rôle des SHS dans la construction d’un approche intégrative du vieillissement
  • William GASPARINI (Strasbourg) et Sandrine KOBE (Strasbourg) : Faut-il prescrire une activité physique pour mieux vieillir ?

14h30-16h00 – Session 3 – La longévité : enjeux et défis pour demain   

Modérateurs : Sandrine ANDRIEU (Toulouse), Athanase BENETOS (Nancy)

  • Jean-Marie ROBINE (Montpellier) : La longévité : avancées démographiques
  • Athanase BENETOS (Nancy) : La longévité : facteurs endogènes : apport des télomères
  • Jean-François DARTIGUES (Bordeaux) : La longévité : facteurs environnementaux

16h30-18h00 – Session 4 – Expérience de la recherche interdisciplinaire pour la décision publique : retours sur l’expérience PRISMA France suivi de la phase expérimentale des MAIA 

Modérateur : Dominique SOMME (Rennes)

  • Table ronde avec la participation de : Hélène TROUVÉ (Paris), Fréderic BALARD (Nancy), Catherine PÉRISSET (Paris) et Yves COUTURIER (Sherbrooke, Canada).

 

III) INSCRIPTION sur le site du Congrès www.jasfgg2014.com

L’inscription à cette journée s’effectue via le site du congrès : www.jasfgg2014.com

Contact du service inscription : ins@jasfgg2014.com

Droits d’inscription (TVA incluse) :

INSCRIPTION 3 JOURS

Jusqu’au 31/07/2014    Après le 31/07/2014
Médecin, chercheur, industriel

270 €

290 €

Membre SFGG

220 €

260 €

Interne, chef de Clinique, étudiant, soignant (1*)

80 €

100 €

INSCRIPTION 1 JOUR

Mardi 25 Mercredi 26 Jeudi 27

160 €

180 €

Inscription exclusive à la journée
Gérontologie Scientifique mercredi 26
(accès uniquement aux sessions SHS)


50 €

(1*) Joindre l’attestation du Chef de service ou Justificatif de statut.

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Interview de Marie-Christine Pfrimmer – Collège des SHS Journée du 24 mars 2014

15 mars 2014 — Catégories : Blog — Auteur :

Retrouvez l’interview de Marie-Christine Pfrimmer, co responsable du groupe « Enseignement supérieur et Formation » du collège SHS aux côtés de Marie-Christine Gely-Nargeot et du professeur Marc Berthel. Coordinatrice des formations en gérontologie à l’Université de Strasbourg, Marie-Christine Pfrimmer interviendra le 24 mars après-midi.

Marie-Christine PFRIMMERInterview de Marie-Christine Pfrimmer

 

Pour plus d’informations et pour vous inscrire à la journée du 24 mars 2014, rendez-vous ici.

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Interview de Marie-Christine Gely-Nargeot – Collège des SHS Journée du 24 mars 2014

15 mars 2014 — Catégories : Blog — Auteur :

Retrouvez l’interview de Marie-Christine Gély-Nargeot, co-responsable du groupe « Enseignement supérieur et Formation » du collège SHS aux côtés de Marie-Christine Pfrimmer, coordinatrice des formations en gérontologie à l’Université de Strasbourg et du Professeur Marc Berthel. Psychologue et professeure de psychopathologie et de neuropsychologie du Vieillissement à l’Université de Montpellier, Marie-Christine Gely Nargeot interviendra le 24 mars après-midi.

Marie-Christine GELY-NARGEOTInterview de Marie-Christine Gely-Nargeot

 

Pour plus d’informations et pour vous inscrire à la journée du 24 mars 2014, rendez-vous ici.

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