La maladie d’Alzheimer, maladie neurodégénérative liée à l’âge
850 000 personnes sont touchées par la maladie en France. Un réel défi pour la solidarité nationale mais aussi pour les médecins, spécialistes et chercheurs du monde entier. Alors que le trouble de la mémoire est un symptôme très évocateur de la maladie, on sait aujourd’hui que cette maladie commence très en amont des symptômes. L’enjeu pour la communauté scientifique est de pouvoir détecter la maladie au plus tôt pour proposer une prise en charge adaptée. De nouvelles recherches s’imposent pour connaître précisément la prévalence de la maladie aux stades précoces et adapter notre système de santé à la prise en charge de cette maladie. La recherche en matière de prévention et d’accompagnement de l’entourage des malades doit rester une priorité.

La maladie d’Alzheimer, à l’honneur du 13e congrès de l’EUGMS
Cette année, la SFGG, qui a choisi au sein de son comité scientifique de mettre l’accent sur les questions de l’innovation et du progrès appliqués à la maladie d’Alzheimer, l’oncogériatrie (cancers chez les sujets âgés) et la fragilité (prévention de la perte d’autonomie), accueille à Nice un des événements internationaux les plus importants dans le domaine de la médecine gériatrique. Avec près de 1 500 participants d’Europe et d’autres régions du monde, le congrès de l’EUGMS (dont le thème est « Developing preventive actions/strategies in geriatrics »)sera l’occasion pour tous ces spécialistes de travailler ensemble et présenter leurs travaux sur les maladies liées à l’âge. Nous sommes persuadés que la prévention s’avère efficace pour lutter contre les conséquences du vieillissement sur l’état de santé des individus (déclin fonctionnel, incapacités, atteintes sensorielles, maladies liées à l’âge. Retarder les conséquences du vieillissement de quelques mois pourrait en diminuer considérablement la prévalence et donc le fardeau humain, sanitaire, économique et sociétal.